Le projet SIRIUS
- 08 sept
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Le projet SIRIUS consiste en la construction et l’exploitation d’une centrale thermique d’extrême pointe d’une puissance d’environ 650 MW fonctionnant au bioliquide HVO (huile végétale hydrotraitée) sur le site EDF de Champagne-sur-Oise (Val-d’Oise).
Un projet pour contribuer à la sécurité d’approvisionnement en électricité
Qu’est-ce que la sécurité d’approvisionnement ?
La sécurité d’approvisionnement est définie comme le maintien de l’équilibre entre la production et la demande d’électricité à tout instant, y compris lorsque la consommation en électricité est la plus importante (pointe de consommation). Si l’équilibre ne peut pas être maintenu, le système électrique peut présenter des défaillances comme des délestages (coupures ciblées) voire des black-out.
Des moyens pilotables et flexibles (moyens de production d’électricité, stockage, effacements de consommation [1]) sont nécessaires pour ajuster la production à la variation de la demande en électricité notamment dans les situations où la demande en électricité est la plus importante (« pointe » de consommation). Ces situations se rencontrent principalement en période hivernale, notamment quand les énergies intermittentes sont absentes (vent, soleil).
Dans les moyens flexibles et pilotables figurent les centrales thermiques de production d'électricité dites de pointe qui fonctionnent jusqu'à 800 à 1000 heures par an en moyenne. Parmi celles-ci, on distingue les centrales d'extrême-pointe qui répondent aux situations les plus tendues (150 heures de fonctionnement par an en moyenne).
Les moyens de production d’électricité de pointe constituent une assurance pour la sécurité d’approvisionnement en électricité du pays.
[1] Les effacements désignent un mécanisme visant à réduire volontairement la consommation électrique de certains sites (industriels, tertiaires, résidentiels) en période de pointe en échange d'une rémunération ou d'une incitation.
Un besoin de nouveaux moyens flexibles est nécessaire à l’horizon 2030-2035 dans le contexte de l’atteinte des objectifs climatiques de la France à l’horizon 2030
RTE en tant que gestionnaire du réseau de transport d’électricité réalise des études prospectives pour éclairer les choix des pouvoirs publics en matière de sécurité d’approvisionnement, de développement du réseau de transport d’électricité et d’adaptation du système électrique aux évolutions de la consommation et du mix énergétique français.
Dans son bilan prévisionnel 2025-2035 publié fin 2025, RTE analyse l’évolution de la consommation en électricité et du système électrique afin d’évaluer la capacité de la France à atteindre les objectifs climatiques de la France à l’horizon 2030 tout en garantissant la sécurité d’approvisionnement en électricité.
Dans ce contexte marqué par la poursuite d’un développement soutenu des énergies renouvelables intermittentes et la forte augmentation de la consommation électrique liée à l’électrification des usages, RTE a identifié un besoin de 2 à 4 GW de nouveaux moyens pilotables et flexibles pour sécuriser l’approvisionnement en électricité de la France à l'horizon 2030-2035.
Cette conclusion rejoint les estimations du précédent bilan prévisionnel réalisé en 2023.
La centrale SIRIUS, une centrale d’extrême pointe en réponse au besoin
En tant qu’exploitant responsable avec plus de 40 ans d’expérience de conception et d’exploitation de moyens de pointe, EDF a décidé début 2024 de lancer les études du projet SIRIUS pour avoir la capacité d’apporter une réponse au besoin identifié par RTE.
Le projet consiste en la construction, sur le site EDF de Champagne-sur-Oise dans le Val d’Oise, d’une centrale thermique d’extrême pointe produisant une électricité bas-carbone grâce à un combustible de type bioliquide HVO (huiles végétales hydrotraitées).
Cette centrale équipée de deux turbines à combustion pourrait délivrer toute sa puissance sur le réseau électrique en moins de 30 minutes.
Son fonctionnement est estimé en moyenne à 150 heures par an et par turbine avec un maximum réglementaire de 500 heures par an et par turbine. Elle disposerait d’une autonomie en combustible de plusieurs jours lui permettant ainsi de répondre pleinement à des situations de tension du système électrique, notamment une vague de froid sans vent.