Le projet SIRIUS consiste en la construction et l’exploitation d’une centrale thermique d’extrême pointe d’une puissance d’environ 650 MW fonctionnant au bioliquide HVO (Hydrotreated Vegetable Oil ou huile végétale hydrotraitée) sur le site EDF de Champagne-sur-Oise (Val-d’Oise).
Cette centrale serait la première de ce type en Europe continentale.
Le projet est porté par EDF pour la centrale et par RTE pour son raccordement au réseau de transport d’électricité.
La principale fonction de la centrale SIRIUS serait de contribuer à la sécurité de l’approvisionnement en électricité de la France à l’horizon 2030-2035, dans le cadre de l'atteinte des objectifs climatiques du pays à l’horizon 2030. Le déploiement soutenu des énergies renouvelables intermittentes et le fort développement des usages de l’électricité nécessiteraient de nouveaux moyens pilotables et flexibles (moyens de production d’électricité, de stockage et d’effacements de consommation [1]). Ces moyens sont destinés à maintenir l’équilibre entre la production et la demande d’électricité notamment pendant les pointes de consommation en électricité, c’est-à-dire quand la consommation en électricité est la plus forte. C’est typiquement le cas pendant les périodes de froid intense avec une absence de vent. À chaque instant la production doit s’ajuster à la demande en électricité pour éviter des défaillances, comme des coupures ciblées, voire des black-out. Appelée à fonctionner dans des situations occasionnelles, la centrale SIRIUS fonctionnerait en moyenne 150 h par an.
La réalisation du projet est soumise à des conditions qui ne dépendent pas d’EDF. Le projet doit être lauréat d’enchères de capacité organisées par les pouvoirs publics fin 2027 pour être financé.
[1] Les effacements désignent un mécanisme visant à réduire volontairement la consommation électrique de certains sites (industriels, tertiaires, résidentiels) en période de pointe en échange d'une rémunération ou d'une incitation.